CAP ou pas Cap : tout est dans le mental

L’autre jour je cherchais une idée de chose un peu bête à faire. Généralement, dans ces moments là, je regarde dans deux directions : acheter des trucs très / trop chers ou investiguer une nouvelle activité (j’ai failli m’inscrire à un cours de voltige équestre. Absurde dans la mesure où je ne suis jamais montée sur un cheval.)
Bref, comme toujours, j’ai repensé à la grande époque de la course à pieds… celle de tous les défis et dépassement de soi
C’en était trop. Prise d’une soudaine folie, j’ai décidé de m’inscrire au Trail des Gendarmes et voleurs de Temps.

Qu’est ce que les gendarmes et voleurs ?

Il s’agit d’une course mondialement connue (si si je vous assure) qui a lieu dans les Monts d’Ambazac, en plein Limousin, chaque dimanche de Pentecôte depuis l’an 2 000. Donc, en gros, c’est une balade qui te casse les jambes pendant 32 ou 52 km au choix. Que du plaisir.
Alors j’ai tout de même été raisonnable, et je me suis inscrite aux 32km. (Que j’avais déjà courus en 2013. Il faut le préciser. Rappelons que nous sommes maintenant en 2020. Il faut aussi le préciser)

Pourquoi tant de masochisme ?

Alors vous me direz : t’es folle. T’es inconsciente. Mais POURQUOI t’infliger cela ? Ou, pour les plus pragmatiquse : pourquoi payer 35 euros alors que tu peux aussi aller courir 32 km toute seule.
Calmez vous. Il y a bien une raison, et un but.

On a tous des objectifs (enfin presque tous. Je vous souhaite d’en avoir). Des petits objectifs personnels, secrets la plupart du temps, qu’on garde dans un coin de notre tête…. reprendre le sport… perdre ces quelques kilos avant noël…. apprendre un instrument… regarder les infos plus souvent… bref, des choses qu’on a envie de réaliser, d’accomplir ou d’améliorer chez soi.
Avoir des envies est une chose. Mettre en place des actions pour les concrétiser, c’en est une autre. Et surtout, maintenir ces actions jusqu’à la réalisation de ces envies, alors là c’est clairement du domaine de la fiction.
J’ai remarqué que plus on garde nos envies pour soi, plus il est facile de repousser le moment de s’y mettre, voire carrément d’abandonner. Et oui, puisqu’on est le seul au courant, ni vu ni connu on laisse tomber. On se décourage.
Cela fait des années que je veux retrouver mon niveau de course à pieds. Mais je n’y arrive pas. Je cours régulièrement, mais de petites distances, juste pour « entretenir » vaguement la machine. En m’inscrivant à ce Trail, je m’engage officiellement à faire plus. Et qu’est ce que j’entends par « plus? » qu’est ce que je mets derrière « retrouver mon niveau » ? Une donnée claire : courir pendant 32 km sans mourir. Si je termine la course, j’aurai atteint mon objectif. Et pas question de repousser, puisque la date du jugement est fixée, le 21 mai 2021.
Ainsi je ne me laisse pas le choix. (alors oui je peux toujours ne pas le faire… mais il faudra que j’explique autour de moi pourquoi, il faudra que j’accepte de renoncer alors que 2500 coureurs vont le faire. C’est plus difficile du coup de renoncer)
J’extériorise mon envie. J’en fais un objectif clair, et je la transforme en projet public.

Est-ce que ça marche ?

Oui. Oh oui. Tellement oui. J’avais beau m’en douter, j’ai été stupéfaite. En l’espace de 3 semaines, je suis passée d’un footing de 5km pénible à des sorties de 10, 12, 15km. Je n’en reviens pas moi même. D’un coup, aller courir n’est plus une option : c’est mon programme. Mon envie. Je ne me pose même pas la question. Et c’est finalement beaucoup plus simple. Mon mental a complètement changé : je vois qu’il faut que je cours 1h30 aujourd’hui, et bien je cours 1h30. Alors qu’il y a un mois je luttais pour me motiver à dépasser les 20min. Comme si le corps n’était en fait qu’un exécutant. Ce n’est pas une question de muscles, mais de cerveau.
Et, surtout, ce que je note, c’est que je me sens bien. Je me sens mieux. J’ai un projet personnel. Un projet un peu flippant certes, mais clairement excitant et ultra motivant. J’ai déjà hâte d’être au départ (enfin surtout à l’arrivée). Je sens renaître en moi la motivation la fierté, et comme une impression d’avoir soudain un but. (non pas que ma vie n’avait aucun sens avant hein, mais là c’est encore plus fort)

A quoi vont ressembler les prochains mois ?

Alors rien de dingo. Je prépare cette course comme j’avais préparé mon premier marathon. l’objectif premier est de finir. L’objectif secret suivant serait de faire mieux qu’en 2013… mais je n’y crois pas trop quand même.
Je cours donc 3 fois par semaine : 2 sorties « courtes » (entre 45min et 1h) et 1 sortie longue (plus d’une heure). Le but n’est pas de courir vite, mais d’avaler le plus de km possibles d’ici le jour J (l’expérience a montré que le meilleur entrainement était de bouffer du km)
Et à partir de janvier je vais faire 8 sorties très longues (en gros 1 toutes les deux semaines jusqu’à mai), c’est-à-dire plus de 2h, jusqu’à atteindre 2/3 du temps que j’estime faire le jour J. Bref, 8 sorties entre 2h et 2h50. Joie.

J’en profite pour préciser qu’il reste des places. Voila voila…

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