Devenir Freelance, la bonne idée du jour

Depuis quelques temps j’ai comme la sensation qu’autour de moi, les gens ne sont pas heureux au travail, qu’ils sont fatigués, blasés, et globalement détestent leur patron. J’ai aussi l’impression que les démissions vont bon train (ou du moins les envies de démissions) pour une envie de se « lancer à son compte« . Quelle merveilleuse idée ! Je ne peux qu’approuver, ayant moi-même sauter le pas il y a quelques années (un peu malgré moi, certes, suite à un licenciement économique)
Du coup, aujourd’hui j’ai envie de vous expliquer pourquoi être « freelance » c’est carrément mieux qu’être en entreprise.

Travailler plus pour gagner plus Travailler moins pour vivre mieux

Non, travailler plus pour gagner plus n’est pas la solution pour être heureux. J’ai remarqué qu’on voulait généralement gagner plus pour se consoler d’être malheureux au boulot : partir loin loin loin dès que possible pour « faire un break ». Avoir beaucoup de vêtements pour « se sentir bien », sortir manger pour « se réconforter » de sa journée de merde. Du coup on travaille plus pour financer tout ça. Et on est fatigué et déprimé, alors on doit acheter plus et plus souvent… donc il faut travailler encore plus. TU LE VOIS LE CERCLE VICIEUX ?
A l’inverse, j’ai la sensation que quand on est parfaitement heureux et serein, on n’a pas besoin de consommer outre mesure. (Je pose ça là, le débat est ouvert : personnellement je fais davantage de shopping quand j’ai un coup au moral… quand je m’ennuie… ou quand quelque chose me contrarie… et toi ?)

Là par exemple je prends le temps d’être dans la nature.

Lorsqu’on a davantage de temps pour soi, on peut se consacrer à des activités qui nous épanouissent et nous apportent de la joie. C’est ainsi que j’ai découvert le plaisir du dessin, de la calligraphie, de la peinture : ce que je fais est objectivement moche, mais je suis fascinée par le plaisir que je ressens lorsque je le fais. C’est un peu comme si ça débloquait un truc dans le cerveau et libérait des hormones de détente/plaisir. J’ai aussi le temps de faire du sport, de me faire à manger (et pas acheter un sandwich) ou même de me lancer dans des projets à côté (comme une chaine Youtube par exemple)

Travailler à son Rythme

N’avez-vous jamais piqué du nez sur les coups de 15h au boulot ? Assisté à des réunions « physiquement » sans savoir pourtant de quoi on parle ? Attendu patiemment 18h30 pour partir, parce que « ça ne se fait pas de partir avant », alors même que vous n’aviez plus rien à faire ? J’ai été dans toutes ces situations, et c’est teeeeeellement frustrant. On a tellement l’impression de perdre son temps. Et pourtant, voilà que le soir venu, on a plein d’idées pour ce nouveau projet au boulot… mais on se dit qu’on ne va tout de même pas retravailler alors qu’on y a déjà « passé la journée ». (en plus ce c***** de manager dira encore que c’est une idée nulle TMTC)

Freelance_Rythme_Travail
Lorsqu’on travaille à son compte, tout devient plus simple : on travaille quand on est productif. Parfois à 10h du matin, parfois à 22h. Ca ne vous donne peut-être pas envie l’idée de travailler le soir… mais imaginez que ça veut aussi dire qu’à 14h vous pouvez faire la sieste, ou bien aller faire du sport. Vous êtes enfin libre de vivre à votre rythme. Travailler quand vous êtes le plus productif (et donc le plus efficace, et donc travailler moins et mieux). Selon votre métier, vous pouvez même vous créer un rythme unique à l’année : travailler un mois sur deux par exemple. Ou 6 mois à fond, puis 6 mois de vacances. Ne travailler que le matin. Bref vous avez l’idée. 

Sortir de sa zone de confort et embrasser sa liberté

Se lancer à son compte porte bien son nom : SE LANCER. C’est extrêmement angoissant de sauter le pas, de se dire « je vais quitter une situation stable pour me mettre dans une position où tout ne va dépendre que de moi ». Oui il va y avoir des moments de panique. Oui, il y aura des mois peut-être difficiles financièrement. Mais les succès n’en seront que meilleurs : car vous êtes seuls aux commandes. C’est vous qui décidez, et donc c’est vous qui réussissez. Ces premiers 20 euros gagnés « seul » sont tellement symboliques. Ils sont à vous. Directement. Et vous découvrez soudainement que vous êtes libre : libre de travailler autant que vous le souhaitez. Libre de faire votre vie sans un patron qui vous menace ou vous met la pression. Quand bien même vous « travaillez pour des clients », la relation n’est pas la même : ce n’est pas un employeur et un employé, mais plutôt un partenariat, une collaboration. Je le dis souvent à mes clients « il faut que nous soyons tous les deux contents de la prestation. Si le contrat ne me plait pas, j’arrêterai. Mais vous aussi, si ma façon de faire ne vous plait pas, vous pouvez dire stop à tout moment ».

Certains parleraient de précarité, moi je trouve que ça ressemble drôlement à de la liberté.
Tout cela va vous mener à avoir davantage confiance en vous. Car vous savez désormais que vous pouvez gérer seul. Personne ne peut vous entraver ou vous menacer : vous n’avez rien à perdre en fait.

Rencontrer de nouvelles personnes

On peut penser que justement, en quittant l’entreprise, on va se couper de tout lien social. Alors qu’au contraire je suis fascinée par le nombre de personnes que j’ai été amenées à rencontrer depuis ces dernières années. (Et pourtant je suis très très asociable hein) Et surtout, la variété des profils qui ont croisé mon chemin ! J’ai pu travailler dans des secteurs complètements différents (de l’industrie, de la nouvelle technologie, de l’artisanat français, de l’art etc) avec des personnes de tout âge, venant de milieux complètement opposés ! Je n’aurais jamais eu cette chance en restant dans ces grandes boites au service Marketing.

Le monde du freelance est également un petit monde, et rapidement on se fait son réseau de collègues free : l’occasion de partager des connaissances, de partager des missions, de s’appeler en panique « ahhhh mais à qui je dois envoyer ma feuille de soin ?? » (coucou les problèmes administratifs)

Je ne regrette donc à aucun moment d’être passée à mon compte. J’adore mon rythme et j’adore le fait qu’il n’est jamais le même. Je me sens beaucoup plus forte, car je n’ai personne à « remercier » de me faire travailler. Je ne me sens pas « en danger » ni menacée : le futur est certes incertain (aurais-je des missions le mois prochains ?) mais il ne tient qu’à moi de me débrouiller. Et comme j’ai réussi jusque là, j’ai confiance.
Et surtout, je peux regarder Desperete Housewives de 10h à midi sur M6. Et ça c’est cool aussi.

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