La Méthode Bullet Journal

Comme je l’ai déjà expliqué précédemment j’ai commencé le bujo un peu par hasard, il est vrai, d’abord attirée que j’étais par les feutres et les dessins et la jolie écriture. Puis, au fil du temps, il m’a semblé que ma productivité et ma motivation augmentaient… il semblait que quelque chose se passait avec ce carnet de coloriage pour adulte… cette nouvelle « perte de temps » aux yeux de mon entourage profane était-elle en fait utile ? (Entendons nous, à mes yeux, le coloriage n’est pas inutile (double négation) dans la mesure où il me rend heureuse. Mais je parle ici d’utilité au sens où les grandes personnes l’entendent) 

Passion coloriage.

N’étant pas, de base, une dingo de l’organisation (j’aime faire des listes, cela ne veut pas dire que je suis organisée, n’ayant jamais pu tenir un agenda ni même appliquer les listes) j’ai quand même décidé de me pencher un peu plus sur cette histoire de bullet journal. D’après les internets, ce serait un peu plus puissant qu’une simple liste de courses décorée façon nature morte. Après avoir donc dépensé la moitié de mon salaire en feutres aquarelles, me revoilà en caisse avec cette fois-ci le livre de Ryder Carroll, père du bujo, sobrement intitulé : La Méthode Bullet Journal, ou comment comprendre le passé, organiser le présent et définir le futur. Tout simplement. 

Et puis comme ça, j’ai pu ajouter un livre à ma liste de livres lus sur fond de bibliothèques inspirées de Pinterest. (ouais je sais je pompe toutes mes idées ailleurs, mais c’est MON bujo je fais comme je veux ok ?)

Alors que nous raconte Ryder dans son livre à 22 euros ? (soit le prix de 6 Tombow quand même, tmtc)

Tout d’abord il raconte son histoire, celle d’un enfant souffrant d’un déficit de l’attention, qui l’a pénalisé toute sa scolarité, puis ses déboires dans le monde du travail, jusqu’à ce que, en bon américain, il trace sa voix, et deviennent successful. Admettons. Puis comment il a parlé « par hasard » à une amie à lui de son petit carnet, puis qu’il a publié un peu comme ça sur internet le principe, et bim, gros succès. Apparemment le bujo a même sauvé la vie d’un enfant (véridique). Admettons. Il faut bien un peu de storytelling dans la vie. 

Le livre se présente un peu comme un livre de développement personnel dans un premier temps, puis comme un guide sur « comment commencer, concrètement, votre bujo ». 

L’essence du « journaling »

Ryder Carroll insiste sur l’importance du format papier et de l’écriture manuscrite « les pages encore vierges de votre carnet sont un terrain de jeu où votre esprit peut s’ébattre en toute sécurité; un espace où vous pouvez vous exprimer librement, sans craindre le jugement ou les attentes des autres. Aussitôt que la pointe du stylo entre en contact avec le papier, vous créez un lien direct avec votre esprit et souvent avec votre coeur ». Amen

De plus, l’écriture manuscrite stimulerait davantage l’esprit que l’utilisation du clavier. Ecrire à la main oblige à être plus concis et stratégique dans ses choix langagier, à trouver sa propre manière de synthétiser un flot de paroles ou de pensée. 

Apprendre à poser les choses

La fatigue décisionnelle : nous devons chaque jour prendre des dizaines, des centaines de décisions, de la plus simple « comment vais-je m’habiller » à la plus complexe « quel avenir je veux ». Ces nombreux choix que nous devons faire nous épuisent. (c’est d’ailleurs pour ça que certains, tels Steve Jobs ou Barack Obama décident de s’habiller tous les jours pareil, pour sauvegarder du temps de cerveau pour des questions importantes). Il est donc nécessaire d’apprendre à se poser, et à poser toutes ces questions sur papier, sous forme « d’inventaire mental » afin de faire le point. Qu’est ce qui me remplit le cerveau en ce moment ? Et parmi toutes ces choses, lesquelles sont urgentes, lesquelles sont importantes à mes yeux, ou secondaires, lesquelles puis-je influencer et comment ? Et ainsi mettre en place un plan d’actions, se focalisant sur ce qui compte vraiment pour nous. (et donc se libérer un peu la tête) 

Poser les bonnes questions : il faut réapprendre à se poser des questions simples, telles que « qu’ai-je envie de faire ? » « pourquoi ai-je envie de le faire ? » « quelle petite chose puis-je entreprendre dès maintenant pour y parvenir ? ». Apprenez de vos erreurs, de vos faux pas. Qu’est ce qui fonctionne et qu’est ce qui ne fonctionne pas pour vous ? L’idée est de rentrer dans une sorte de cercle (ou « roue») : je planifie (repérer un point à améliorer) je développe (mettre en place la/les action(s)) je contrôle (analyser les résultats) et j’ajuste (repérer ce qui fonctionne ou non et recommencer la planification etc) 

La « méthode du canard » : n’avez-vous jamais vécu l’expérience d’être confronté à un problème, et au moment où vous en faites part à quelqu’un, la solution vous apparait comme évidente ? Et bien cette façon de procéder s’appelle la méthode du canard, sous-entendu qu’on pourrait tout aussi bien expliquer son problème à un canard en plastique et trouver la solution. Car ce qui nous aide c’est de verbaliser son problème : de l’exprimer, de le faire sortir de notre cerveau. Là encore, le bujo permet de poser à plat ces questions pour y voir plus clair !

Du papier à l’action 

La méthode Bullet journal est bel et bien avant tout une méthode : c’est-à-dire une façon de procéder qui permet d’organiser et de structurer sa pensée et donc son action. 

Les dessins et traits de calligraphie ne font pas du tout partie de cette méthode : ici, place au graphisme, et au symbolisme pour créer son plan d’action. 

En un coup d’oeil je dois être capable de comprendre le sens. Cases, colonnes, tableaux pour prioriser et organiser la pensée… mais aussi des petits symboles : un triangle pour noter un rdv, un rond pour une tache, un tiret pour une note (par exemple d’un coup d’oeil je vois qu’à 19h je dois rejoindre mes amis dans tel restaurant, et qu’il faut que je pense à acheter un bouquet de fleurs… et que finalement le resto n’était pas si bon, sauf le cocktail… je prévois, et je garde une trace pour plus tard !)

La méthode des 5 questions : partez d’un problème de votre quotidien, du type « je n’ai pas assez d’argent ». Puis décomposez-le via des « pourquoi » : pourquoi je n’ai pas assez d’argent ? Parce que mon loyer est trop cher. Pourquoi il est trop cher ? Car je vis dans un quartier très recherché. Pourquoi je vis là ? Parce que j’ai envie de pouvoir sortir et profiter de la vie juste en bas de chez moi…. généralement avant le 5° pourquoi, vous avez atteint la vraie raison … à vous de voir ensuite si elle est plus importante que le problème à vos yeux 🙂

Personnaliser

Se connaitre : noter, tracker, analyser permet de suivre son évolution, de comprendre comment les choses se sont imbriquées, et pouvoir ainsi toucher du doigts des corrélations. En effet je suis moins productive le mercredi, mais c’est parce que je remarque que c’est le seul jour où je ne fais pas de sport, et en plus tous les mardis soirs je me couche tard car je regarde telle émission. Faire le lien entre les événements et le ressenti permet de se connaître. Et donc de mieux agir pour le futur. « Bien sur la corrélation ne sera peut-être pas toujours directe, mais on finit toujours par découvrir des schémas comportementaux quand on surveille régulièrement ses activités. Prendre conscience des causes et des effets, voilà ce qui compte. Plus nous en savons sur nous-mêmes, plus nos actions peuvent être efficaces, et plus nous avons de chances de faire des progrès ». 

Je l’ai probablement déjà dit, mais voilà ce qu’on trouve désormais dans mon bujo :  

  • Des Calendriers (annuels / mensuels) : je note mes rdv, les événements importants, et quelques pense-bêtes. bref un calendrier quoi. 
  • Des trackers : poids, lectures, finance, activités 
  • Des listes de choses à faire ou d’envies ou des challenges que je me lance : je mélange désormais le pro et le perso d’ailleurs
  • Des pages de reflexion / souvenirs / analyse : une remarque sur la journée, un élément du quotidien dont je veux me souvenir, des bilans 

C’est bête mais aujourd’hui j’aurais beaucoup de mal à fonctionner sans mon bujo. Déjà je pense que je serais beaucoup beaucoup moins productive, et ensuite il y aurait même une forme « d’angoisse » (tout est relatif hein) mais tant que je ne l’ai pas écrit dans mon bujo, je n’arrive pas à l’imprimer mentalement.

Alors, tu tentes l’aventure aussi ?

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