Oyé oyé c’est la rentrée !

Nous sommes le 3 septembre … pour beaucoup, ce genre de date, ça rime avec rentrée. Or je réalise aujourd’hui que pour la première fois de ma vie, ce n’est pas la rentrée pour moi. (Je venais déjà tout juste d’intégrer que pour la première fois de ma vie je n’avais pas eu 2 mois de vacances d’été. Ni même un mois ni même rien du tout. Je fais maintenant parti de ces gens qui disent « l’été arrive… chouette il va y avoir moins de monde dans mon bus et moins de taf ! ». C’est Tragique). Parce qu’il faut quand même se dire que pendant 21ans, tous les 3 septembre et j’ai pris mon cartable pour retourner à l’école (ou mon sac à dos. Ou mon sac à mains. T’as le style ou tu ne l’as pas. En l’occurrence, malgré mes efforts, moi, je l’avais pas. Mais bon bref passons) Avec toujours ce « foutu mal de ventre », parce qu’on a un peu peur de découvrir qui va être dans notre classe, qui va être le prof principal, est-ce qu’on aura toujours le beau prof de maths (oui je fais partie de cette catégorie de filles qui tombent follement amoureuses de leur prof. Mais C’est une autre histoire) est-ce que c’est bien aujourd’hui la rentrée, à cette heure-ci (je fais aussi partie de ces personnes angoissées et pleine de TOC)… Mais c’était aussi avec la tête pleine de bonnes résolutions (bah oui, cette année je vais travailler un peu tous les soirs, refaire mes contrôles et ne pas me laisser submerger. Si si je vais le faire), de nouveaux projets (cette année je m’inscris à l’AS, et je me fais pleins de nouveaux amis. Si Si je peux le faire, il suffit de ne pas partir en courant quand quelqu’un me parle), cette excitation à « commencer quelque chose de nouveau », une nouvelle tranche de vie. Et puis je ne parle même pas du lyrisme sentimental de la rentrée : l’odeur des cahiers neufs, le nouvel agenda qu’on décore depuis déjà 1 semaine, l’odeur de la classe toute propre, la rosée matinale dehors (qu’on n’a pas vu depuis longtemps parce qu’on a eu 2 mois de vacances NOUS)… C’est nouveau et en même temps c’est rassurant parce qu’on retrouve toutes nos petites habitudes. C’est la magie du changement régulier de l’enfance : c’est nouveau, mais on connait. On sait où on va. Quand t’es grand, tu sais pas, c’est nouveau, tu connais pas, tu sais pas faire et en plus tu es seul. Donc aujourd’hui, 3 septembre… mais rien. Ça y’est, la rentrée scolaire ne me concerne plus. Outre le fait que je passe clairement du côté « des grands » qui ne vont plus à l’école (autrement dit, du côté des « vieux » de ceux « qui ne peuvent pas comprendre » et qui « sont pas drôles avec leur conversation de vieux ») le plus angoissant c’est que toute une page de ma vie se tourne. Et que je ne suis pas certaine d’être prête. Et le plus ironique, c’est que le jour où j’aurais des gosses qui pleureront le 3 septembre, il se peut que moi aussi je pleure avec eux car je veux aller à l’école.
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