Mémoire, étape finale en cours : Je suis fait de stress

Je suis fait de stress. De doute. D’incertitude. Je suis fait de stress. Pression. Peur. Je suis fait de stress. Questionnement. Remise en cause. Pourquoi ? comment ? Je suis fatiguée. Je suis vide.

ha non.

Je suis juste à J-15 du rendu de mémoire.

J’avais cru que j’aurais la parole, que j’aurais l’occasion de dire, de penser, de créer. En fait, tout ça, ça disparaît quand on lit les consignes de la norme bibliographique et des exigences pour les notes de bas de page. Alors là on réalise qu’en fait, on n’est pas philosophe, on est écolier.
Je pensais que c’était grisant de penser, et bien c’est épuisant. Et, la plupart du temps stérile. Je perçois mon mémoire comme la vulgarisation, à la limite du scandale intellectuel, des œuvres citées en bibliographie. (D’ailleurs certaines d’entre elles ont échappé à la lapidation intellectuelle commise par mon clavier d’ordinateur puisque même si je tape fièrement leurs noms, je ne les ai parfois pas même approchées ni de près ni de loin)
Lorsque je lis ma biblio ( pour vérifier chaque virgule, chaque police, chaque lieu de publication) je réalise toute l’imposture de mon travail : y a t-il seulement un seul lambeau de lambeau de pensée qui aurait été cousu par moi ? Par ma petite cervelle toute palpitante ?
Je suis injuste : ce n’est pas la bibliographie qui me fait douter. Enfin… disons que c’est le fait que je préfère encore faire ma biblio plutôt que faire ce qui précède, qui me fait douter.
Si l’on divisait mon mémoire en trois, j’en aurais fait un tiers. Un tiers, ça veut dire qu’il reste deux tiers. (et ouais.) Donc en fait, ça veut dire que je suis perdue entre un début qui me paraît déjà tellement loin que je ne peux rebrousser chemin, et une fin qui n’existe même pas encore en pensée. Nébuleuse de mots qui s’articulent autour de parties, de sous parties, de sous-sous parties et de notes de bas de pages presque vierges.

Je décide donc, ce soir, d’honorer tous les gens qui ont rédigé, qui rédigent, et qui rédigeront un jour un Mémoire.

– R E S P E C T –
nb: quant aux thésards, je les place dans l’Olympe des dieux ni humains ni semi-humains, mais purement divinement divins qui doivent pouvoir contempler le soleil platonicien sans Ray Ban et qui ont accompli un miracle  ….à peine concevable par mon cerveau….
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